http://www.salledepresse.uqam.ca/

http://www.uqam.ca/|logo_uqam_couleur-blanc.svg|UQAM, Université du Québec à Montréal|38



Université du Québec à Montréal|uqam|http://www.uqam.ca/

Salle de presse


Recherche


presse@uqam.ca



Salle de presse - Résultats
  • All
  • (135)
Décoloniser l’art autochtone: une doctorante de l'UQAM met en lumière les relations entre le Musée McCord et les artistes des Premières Nations 

Le 21 septembre 2020  ̶  Enjeu social: la décolonisation des cultures des Premiers Peuples. Si on assiste depuis quelques années à une valorisation et à une affirmation plus importantes des cultures et des productions artistiques des Premiers Peuples au Canada, peu d'auteurs ont analysé les initiatives menées au Québec pour développer les collaborations entre les institutions muséales et les communautés autochtones. Marie-Charlotte Franco (M.A. muséologie, 2012), membre de l’Institut du patrimoine de l’UQAM, a voulu combler cette lacune.

« Par rapport à d’autres institutions muséales, notamment au Québec, le Musée McCord a joué un rôle important dans le processus de décolonisation et d’autochtonisation des savoirs et des cultures des Premiers Peuples. » Marie-Charlotte Franco, chargée de cours au Département d'histoire de l'art et membre de l'Institut du patrimoine de l'UQAM.

Dans le cadre de sa recherche doctorale, la diplômée a analysé les relations entre les Premiers Peuples et les institutions muséales au Canada, en particulier le Musée McCord de Montréal. « Je me suis intéressée à l’inclusion des expertises autochtones et à l’intégration de l’art contemporain des Premières Nations dans la programmation du Musée McCord », explique Marie-Charlotte Franco. Entre 1992 et 2019, cette institution a présenté en moyenne une exposition à thématique autochtone par année et a développé d’importantes collaborations avec des artistes et des groupes des Premières Nations: consultation auprès des communautés, documentation des collections, conception des expositions, intégration d’experts autochtones aux comités scientifiques, etc. « Par rapport à d’autres institutions muséales, notamment au Québec, le Musée McCord a joué un rôle important dans le processus de décolonisation et d’autochtonisation des savoirs et des cultures des Premiers Peuples », souligne la diplômée.

Sa recherche fait émerger certaines figures tutélaires, autochtones et allochtones, fortement impliquées dans la reconnaissance des Premiers Peuples par le Musée McCord. « En février dernier, rappelle la diplômée, le musée a nommé l'historien huron-wendat Jonathan Lainey conservateur de la collection Cultures autochtones, qui comprend quelque 16 000 objets archéologiques et historiques. Il s’agit d’une forme de consécration. »

La thèse de Marie-Charlotte Franco s’inscrit dans le champ de l’histoire de la muséologie canadienne et des collaborations avec les Premières Nations. « Le mouvement d’ouverture aux communautés autochtones est le fruit d’une lutte menée par les Premiers Peuples, dès les années 1960, pour leur reconnaissance identitaire. Lors de l’Exposition universelle de Montréal, en 1967, les communautés autochtones s’étaient mobilisées pour que le pavillon des Indiens leur permette de se représenter comme elles le souhaitaient. Il y était question, notamment, de la colonisation et des pensionnats, des sujets dont on parle encore aujourd’hui. »

La jeune chercheuse étudie aussi la controverse liée à l’exposition The Spirit sings, présentée en 1988 au Glenbow Museum de Calgary, qui cristallisa les revendications des Premiers Peuples à l’égard de la communauté muséale pour mettre en valeur leur culture matérielle. « À cette occasion, des protestations avaient fusé contre l’entreprise pétrolière Shell, commanditaire de l’exposition, qui exploitait les ressources naturelles des Autochtones sur leurs territoires en Alberta. »

Cet épisode est reconnu comme étant le moment fondateur d’un renouvellement des relations institutionnelles avec les Premiers Peuples, observe Marie-Charlotte Franco. L’exposition a entraîné la création d’un groupe de travail pancanadien sur les musées et les Premières Nations, lequel publie en 1992 Tourner la page: forger de nouveaux partenariats. « Ce rapport, qui constituait un guide des bonnes pratiques, prônait un meilleur partage des connaissances, une implication des communautés autochtones dans les activités muséales, un accès amélioré aux collections et des traitements spécifiques pour certains objets. Il demeure aujourd’hui une référence. »

Chargée de cours dans le cadre du programme de maîtrise en muséologie ainsi qu'au Département d’histoire de l'art, la diplômée considère que l’enseignement universitaire doit contribuer à faire prendre conscience de la responsabilité des musées à l’égard des Premières Nations, mais aussi des différents groupes culturels et sociaux minoritaires. « Il est important que les musées leur offrent la possibilité de s’exprimer et de se raconter, une condition essentielle pour établir des relations respectueuses et ouvertes. Cela fait partie de leur fonction sociale et politique. »

Marie-Charlotte Franco estime que sa recherche doctorale a contribué à transformer sa posture intellectuelle. « En tant que chercheuse allochtone, je reconnais que mon bagage théorique est hérité des conceptions occidentales et européennes. J’inscris mes travaux dans le champ des études dites décoloniales et j’ai recours à l’apport critique de penseurs autochtones et issus des minorités, ce qui permet d’entrevoir de nouvelles perspectives. »

Titre de sa thèse: «La décolonisation et l’autochtonisation au Musée McCord (1992-2019): les rapports de collaboration avec les Premiers Peuples et l’inclusion de l’art contemporain des Premières Nations dans les expositions.»Direction de recherche: Dominic Hardy, professeur au Département d’histoire de l’art

L'article a d'abord été publié dans Actualités UQAM le 17 septembre 2020.

La doctorante et chargée de cours au Département d'histoire de l'art peut être joint directement par courriel franco.marie-charlotte@uqam.ca ou par l'entremise de la soussignée.

 -30-

SourceJulie MeunierConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMTél. : 514 895-0134meunier.julie@uqam.ca

 

lundi 21 septembre 2020
Facebook et les médias: un professeur de l'École des médias de l'UQAM calcule la valeur des contenus journalistiques

Le 18 septembre 2020  ̶  « S’il n’y avait que des photos de chats sur le site, s’il n’y avait plus d’information, est-ce qu’on aurait autant de raisons d’y retourner? J’ai des doutes. » Jean-Hugues Roy, professeur à l'École de médias de l'UQAM. Contrairement à ce que laissent entendre les dirigeants de Facebook, « les contenus journalistiques ont de la valeur », affirme le professeur de l’École des médias Jean-Hugues Roy. Selon ses calculs exposés dans un récent article de La Conversation, les articles d’entreprises médiatiques canadiennes ont permis à la plateforme de partage d’engranger plus de 300 millions de dollars sur une période de deux ans et demi, de janvier 2018 à juin 2020, dont 81 millions grâce aux médias francophones.

Quand on compare ces chiffres avec les 9 millions de dollars que Facebook affirme avoir versés à différents projets de journalisme au Canada au cours des trois dernières années, selon un article du Devoir paru le 5 septembre dernier, on s’aperçoit de l’abysse « entre ce que les médias permettent à Facebook de générer comme revenus et ce que Facebook leur retourne », écrit Jean-Hugues Roy. En fait, selon la méthode de calcul retenue, c’est entre 315 et 530 millions de dollars canadiens qui seraient venus grossir les revenus de la plateforme de partage de janvier 2018 à juin 2020, grâce aux articles des médias d’ici. « Au Canada, donc, Facebook fait entre 35 et 58 fois plus d’argent avec les médias qu’il n’en verse à ces derniers », ajoute l’ex-journaliste de Radio-Canada dans son article.

Ce n’est pas la première fois que le professeur se livre à de tels calculs. En 2018, il avait estimé que les médias québécois avaient rapporté 23 millions de dollars à Facebook, selon un article publié dans Medium portant sur l’année 2017. «J’ai voulu mettre ces chiffres à jour en utilisant des données plus fiables», explique Jean-Hugues Roy, qui précise s’être basé sur des documents et des données fournies par Facebook.

Un débat qui reprend de la vigueurLe professeur souhaite apporter de l’eau au moulin à l’heure où le débat sur le partage des revenus publicitaires captés par les géants du web reprend de la vigueur. En effet, le ministre canadien du Patrimoine Steven Guilbeault a récemment réitéré sa promesse d’obliger les plateformes à compenser les producteurs de contenus canadiens. L’Australie vient, par ailleurs, de déposer un projet de loi pour forcer Facebook et Google à s’entendre sur une formule de partage avec les entreprises médiatiques. Ce projet a suscité les foudres de Facebook, qui a menacé d’empêcher le partage de nouvelles australiennes sur sa plateforme si le gouvernement va de l’avant.

« Facebook se tirerait dans le pied en faisant ça, croit Jean-Hugues Roy. S’il n’y avait que des photos de chats sur le site, s’il n’y avait plus d’information, est-ce qu’on aurait autant de raisons d’y retourner? J’ai des doutes. »

Le professeur aime bien l’approche proposée par le gouvernement australien. «Si elle est adoptée, la loi forcerait Facebook à négocier avec les médias, sans dicter ce qui doit en ressortir. Autrement dit, cela donne de l’autonomie à Facebook et aux médias pour trouver un accord avantageux pour les deux parties. Évidemment, si Facebook refuse de s’assoir à la table, des amendes sont prévues. Mais je pense qu’on en est rendu là.»

Une relation inéquitableSelon Jean-Hugues Roy, l’argument selon lequel les entreprises médiatiques sont libres de publier ou non leurs contenus sur Facebook ne tient pas la route. «Il est vrai que les médias déposent eux-mêmes ces contenus et qu’ils ne sont pas obligés de le faire, dit-il. Mais il faut voir comment a commencé la relation entre Facebook et les médias.»

Au départ, Facebook est allé voir les entreprises médiatiques et les a encouragées à publier leurs contenus sur la plateforme en leur faisant valoir que cela serait bon pour les deux parties, rappelle le chercheur. Facebook vendrait de la publicité, mais, en échange, générerait du trafic sur les sites des médias. Le problème, c’est que Facebook a drainé pratiquement tous les revenus publicitaires. «La relation est devenue inéquitable puisque l’une des deux parties en a bénéficié beaucoup plus que l’autre», observe le professeur.

Selon Jean-Hugues Roy, un meilleur partage des revenus serait triplement gagnant. D’abord pour les entreprises de presse, qui auraient davantage de moyens pour embaucher des journalistes. Ensuite pour le gouvernement et les citoyens canadiens, «car soutenir la production d’information est une façon concrète de combattre la désinformation». Enfin pour Facebook lui-même, qui a intérêt à ce que les Canadiens, assurés d’y retrouver une information de qualité, demeurent abonnés.

« Si, comme ses dirigeants l’affirment, l’information de qualité est importante pour eux, ils doivent le montrer. Et ce n’est certainement pas en affamant ceux qui produisent ces contenus de qualité qu’ils vont lutter contre la désinformation. » Jean-Hughes Roy, professeur à l'École des médias.

« Ce serait au bénéfice de Facebook d’être un bon citoyen corporatif, croit le professeur. Si, comme ses dirigeants l’affirment, l’information de qualité est importante pour eux, ils doivent le montrer. Et ce n’est certainement pas en affamant ceux qui produisent ces contenus de qualité qu’ils vont lutter contre la désinformation. »

Demander à Facebook de partager ses recettes publicitaires ne réglera pas la crise des médias, convient Jean-Hugues Roy, mais cela pourrait y contribuer. « L’idée, ce n’est pas de fermer Facebook, ni de le boycotter, dit-il. Facebook est un bon moyen de partager de l’information. Mais comme pour n’importe quelle nouvelle technologie, il faut trouver des moyens de s’y adapter. Il faut faire en sorte d’établir une relation équitable pour qu’une part des revenus générés par Facebook percole vers les médias locaux. »

Cet article a d'abord été publié dans Actualités UQAM le 18 septembre 2020.

Le professeur Jean-Hugues roy est disponible pour accorder des entrevues. Vous pouvez le joindre directement par courriel roy.jean-hugues@uqam.ca ou par l'entremise de la soussignée.

-30-

SourceJulie MeunierConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMTél. : 514 895-0134meunier.julie@uqam.ca

 

 

vendredi 18 septembre 2020
Duel Trump-Biden à la Chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM : une série d'activités gratuites

Le 17 septembre 2020 - Le 3 novembre prochain, les Américains seront conviés aux urnes pour élire leur président. Quatre ans après l’étonnante victoire de Donald Trump, le milliardaire sera-t-il en mesure de remporter un second mandat ou devra-t-il céder la place à Joe Biden ? Pour mieux comprendre les enjeux de cette élection et ses conséquences sur la société américaine, la relation canado-américaine et les relations internationales, l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM tiendra tout au long de l'automne une série d’activités en ligne. La Chaire publiera aussi un guide électoral et proposera des capsules d'analyses en baladodiffusion.

L’inscription à toutes les tables rondes en ligne et aux activités de visionnement est gratuite.

Activités en ligne

Mardi 22 septembre, 12h30 : «Trump contre Biden: à quoi s'attendre le 3 novembre?», table ronde en ligne.

Mardi 29 septembre, en soirée : premier débat des candidats présidentiels- Donald Trump et Joe Biden, table ronde en ligne et activité de visionnement.

Mercredi 7 octobre, en soirée : débat des candidats à la vice-présidence- Mike Pence et Kamala Harris, table ronde en ligne et activité de visionnement.

Mardi 13 octobre, 12h30 : «Élections américaines de 2020: votre guide électoral», table ronde en ligne.

Jeudi 15 octobre, en soirée : deuxième débat des candidats présidentiels- Donald Trump et Joe Biden, table ronde en ligne et activité de visionnement.

Jeudi 22 octobre, en soirée : dernier débat des candidats présidentiels- Donald Trump et Joe Biden, table ronde en ligne et activité de visionnement.

Mardi 27 octobre, 12h30 : «Who Will Win the 2020 Elections?», table ronde en ligne (présentations en anglais).

Mardi 3 novembre : soirée électorale de la Chaire Raoul-Dandurand - en ligne.

Mardi 10 novembre, 12h30 : «Les résultats du duel Trump-Biden», table ronde en ligne.

Mardi 17 novembre : «The 2020 US Presidential Election and the Future of the Canadian-American Relationship», table ronde en ligne (présentations en anglais).

Publication, balado et présence dans les médias

Le guide électoral sur l’élection présidentielle américaine sera publié le 13 octobre. Une table ronde sera organisée pour souligner l’événement.

Chaque semaine, le Balado de la Chaire proposera des capsules d'analyse de la campagne électorale, des retransmissions des tables rondes ou des commentaires sur les débats.

On peut suivre les activités de la Chaire concernant l’élection présidentielle américaine sur Twitter: #EtatsUnis2020. On retrouve également toutes les analyses, explications et commentaires des chercheurs de l’Observatoire sur les États-Unis publiés dans les médias québécois et canadiens.

Cet article a d'abord été publié dans le portail de nouvelles Actualités UQAM le 15 septembre 2020.

Plusieurs experts de l'UQAM peuvent commenter les enjeux de la présidentielle américaine 2020, consultez la liste.

-30-

SourceJoanie DoucetConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMTél. : 514 987-3000, poste 3268Cell.: 514 297-2771doucet.joanie@uqam.ca 

jeudi 17 septembre 2020
Nouveaux résultats de l’étude iCare codirigée par des chercheurs de l’UQAM et de l’Université Concordia

Nouveaux résultats de l’étude iCare codirigée par des chercheurs de l’UQAM et de l’Université Concordia – L’enquête mondiale sur la COVID-19 révèle que les messages positifs sont plus efficaces pour encourager le respect des directives sanitaires.

Le 15 septembre 2020 – Six mois après son lancement, en mars dernier, l’enquête iCARE (Évaluation internationale de la compréhension et des réactions par rapport à la COVID-19) présente de nouveaux résultats globalement encourageants. Dans la plupart des pays, la grande majorité des gens respectent les directives des autorités sanitaires visant à limiter la propagation du virus.

Cependant, après plusieurs mois de distanciation sociale, de télétravail et de port du couvre-visage, un relâchement se fait sentir dans la population. Les personnes interrogées avouent respecter les mesures de sécurité avec moins de rigueur. De plus, un certain nombre d’individus (entre 12 % et 25 % des personnes interrogées), le plus souvent des hommes dans la vingtaine et au début de la trentaine, ne pratiquent pas l’isolement volontaire même s’ils savent qu’ils ont contracté le virus ou croient l’avoir contracté.

Quelque 150 chercheurs dans plus de 40 pays collaborent à cette enquête, qui est codirigée par Kim Lavoie, professeure au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), et Simon Bacon, professeur au Département de santé, de kinésiologie et de physiologie appliquée de l’Université Concordia. À ce jour, près de 70 000 personnes de 143 pays ont répondu au sondage. Cela a permis de mettre en lumière le large éventail de réactions observées depuis le printemps dernier, alors que la majeure partie de la population mondiale s’est retrouvée en confinement.

La première phase de l’enquête portait sur la compréhension par les populations des directives émises par les gouvernements en lien avec la pandémie. Lors de la phase 2, les répondants ont été interrogés sur la façon dont la pandémie affectait leurs conditions de vie. Selon les résultats du sondage, la plus grande source d’inquiétude chez les personnes interrogées est l’impact économique du virus à l’échelle mondiale.

L’enquête est coordonnée par le Centre de médecine comportementale de Montréal (CMCM), un centre de recherche et de formation universitaire conjoint du CIUSS du Nord-de-l’Île de Montréal, de l’UQAM et de l’Université Concordia, dont Kim Lavoie et Simon Bacon sont les cofondateurs.

Promouvoir des messages ciblésL’équipe de chercheurs croit que les messages ciblés sont essentiels pour amener les populations à respecter les directives sanitaires entourant la COVID-19. Ainsi, les efforts déployés par les gouvernements pour encourager la population à adhérer à leur stratégie doivent être adaptés au groupe visé.

«Le message unique ne semble pas rejoindre tout le monde, souligne Kim Lavoie, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en médecine comportementale. Certaines personnes sont motivées par des préoccupations de santé, d’autres par des préoccupations économiques et sociales. L’idée est de déterminer quel message trouve un écho auprès de quel groupe de personnes, et de l’adapter en conséquence.»

Les résultats montrent en outre que certains types de messages sont plus efficaces que d’autres pour encourager la coopération. Ceux qui se concentrent sur les résultats positifs – en respectant les mesures sanitaires, je participe à garder tout le monde en sécurité – se sont révélés plus efficaces que ceux mettant l’accent sur les conséquences négatives qu’entraîne le non-respect des recommandations – une personne âgée de votre entourage tombera malade et mourra, par exemple.

Autres résultats

Si des personnes interrogées admettent se montrer plus laxistes par rapport à certaines directives, l’usage du couvre-visage a toutefois augmenté en flèche. Au Canada, environ 55 % des personnes interrogées déclarent porter un couvre-visage la plupart du temps lorsqu’elles quittent leur domicile. Les Québécois hors de la grande région métropolitaine, en particulier les francophones plus âgés, ont commencé à porter plus fréquemment le couvre-visage après avoir vu le premier ministre François Legault en porter un lors de la conférence de presse du 12 mai. Voilà qui met en évidence l’importance de l’exemplarité des dirigeants politiques, observent les chercheurs. Environ 12 % des Canadiens qui ont été infectés par le virus, ou croient l’avoir été, ne se sont pas isolés volontairement. Ce chiffre grimpe à 25 % en Australie. Les répondants dont la principale préoccupation liée à la COVID-19 concerne leur santé ou la santé des autres sont plus susceptibles d’adopter les comportements préventifs recommandés.

Comprendre les tendances régionales«Grâce à la portée mondiale du sondage, nous pouvons regrouper les réponses d’un certain nombre de pays et les incorporer à des groupes continentaux ou sous-continentaux», note Simon Bacon. Même si certaines données sont manquantes pour un pays, les chercheurs peuvent observer les tendances régionales et mesurer leur cohérence.

Le sondage, d’une durée de 20 minutes, est offert dans près de 40 langues. Sa cinquième version est désormais disponible sur le site web du CMCM.

L’équipe de chercheurs estime que les autorités gouvernementales et sanitaires pourront utiliser les données du sondage et les résultats des analyses dans le but d’améliorer leurs stratégies de prévention actuelles ou d’en élaborer de nouvelles afin d’inciter davantage de personnes à adopter un comportement protecteur.

L’étude iCARE bénéficie de l’appui des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ainsi que des Fonds de recherche du Québec Santé et Société et Culture.

Cet article a été publié dans le portail de nouvelles Actualités UQAM, le 15 septembre 2020 sous le titre «Nouveaux résultats de l'étude iCare»

Nouvelle publiée par l'Université Concordia, le 15 septembre 2020.

-30-

La professeure Kim Lavoie est disponible pour entrevues.

Source : Rose-Aline LeBlanc, conseillère en relations de presse Division des relations avec la presse et événements spéciaux Service des communications Tél. : 514 987-3000, poste 2248 leblanc.rose-aline@uqam.ca twitter.com/RoseAlineLeBlan

 

mardi 15 septembre 2020
Le Cœur des sciences de l’UQAM reçoit une grande spécialiste des bactéries

INVITATION AUX MÉDIASLe 15 septembre 2020 – Le Cœur des sciences de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) invite les membres des médias à assister, le jeudi 17 septembre, à midi à la conférence Rusée comme une bactérie ! Celle-ci se déroulera en ligne et sera animée par Pascale Cossart, professeure émérite à l’Institut Pasteur de Paris et directrice de l’Unité interactions bactéries-cellules affiliée à l’INRA et à l’INSERM. La conférence mettra en lumière l’effet bénéfique des bactéries au développement de la vie et les découvertes étonnantes que celles-ci ont permis de faire dans les dernières années.

Pascale Cossart, pionnière de la microbiologie cellulaire, est reconnue à travers le monde pour ses travaux sur la bactérie Listeria. Elle publie, chez Odile Jacob en 2016, son premier livre intitulé La nouvelle microbiologie, des microbiotes aux CRISPR qui traite de l’outil CRISPR-Cas9 capable de modifier l’ADN des molécules. Membre et Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences française ainsi que membre de la National Academy of Sciences (USA) et de la Royal Society, elle a reçu de nombreuses distinctions dont le Prix L’Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science.

QuandJeudi 17 septembre 202012 h

EN LIGNE − GRATUITPour visionner la conférence en direct le 17 septembreCliquez sur le lien suivant

Célébrée chaque année le 17 septembre, la Journée internationale des Micro-organismes vise à sensibiliser la population aux bienfaits et à l’importance des êtres microscopiques pour la santé humaine.

*Cette conférence est organisée en collaboration avec la Fondation Gairdner, dans le cadre des conférences Gairdner.

-30-

*Madame Pascale Cossart vit en France, elle est disponible pour des entrevues outre-Atlantique.Renseignements et organisation des entrevues : Sophie MalavoyDirectrice, Cœur des sciences, UQAMTél. cellulaire : 514 206-4543malavoy.sophie@uqam.ca

Source : Rose-Aline LeBlanc, conseillère en relations de presse Division des relations avec la presse et événements spéciaux Service des communications Tél. : 514 987-3000, poste 2248 leblanc.rose-aline@uqam.ca twitter.com/RoseAlineLeBlan

mardi 15 septembre 2020
Femmes en politique municipale: dévoilement d'une étude de l'UQAM sur la couverture médiatique des politiciennes

Le 15 septembre 2020 – Des chercheuses de l’UQAM*, soutenues par la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie (TCGFM) et le Service aux collectivités (SAC) de l’UQAM dévoilent l’étude Les représentations médiatiques des femmes aux élections municipales : quels enjeux, quelles incidences pour les candidates?

Au cours du lancement de l’étude, les chercheuses ont présenté les témoignages de politiciennes. Ces dernières affirment être représentées différemment des hommes dans les médias traditionnels. Une participante à la recherche souligne : « Aux femmes, on leur pose souvent la question : ‘votre enfant à la maison’, ‘est-ce que vous avez un mari qui prend soin des tâches ménagères?’. […] Je rêve d’un jour où, dans les médias, on posera autant ces questions aux hommes qu’aux femmes, ou qu’on posera les vraies questions [aux femmes sur les] enjeux prioritaires ». D’autres exemples de traitement différent des genres figurent dans une série de capsules vidéos, diffusées pendant l’événement par la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) et complémentaires à la recherche.

L’étude constitue la deuxième phase d’une première recherche complétée en 2018, intitulée Les représentations médiatiques des femmes en politique municipale. Toutes deux s’inscrivent dans le projet Plus de femmes en politique : les médias et les instances municipales, des acteurs clés!, impliquant la TCGFM, la TCMFM et la Table de concertation des groupes de femmes du Bas St-Laurent (TCGFBSL).

Le dévoilement de l’étude s’est déroulé en présence de plusieurs membres du milieu politique, mais aussi universitaire et communautaire. Parmi elles, Mme Sylvie Vignet, mairesse de Rivière-du-Loup, ainsi que Mme Nathalie Goulet, conseillère municipale et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal.

Faible présence des politiciennes dans les médias : état des lieux, enjeux et incidences En analysant plus de 1100 articles de la presse écrite, l’équipe a constaté que l’espace médiatique occupé par les hommes était disproportionné par rapport à celui occupé par les femmes candidates en 2017. Cette première recherche montrait également que l’accent mis sur les qualités et les capacités traditionnellement féminines des candidates pouvait contribuer à reproduire des stéréotypes de genre et perpétuer des attentes différenciées envers candidates et candidats.

Qu’en est-il de l’expérience médiatique des candidates ayant participé aux dernières élections municipales de 2017 ? Comment ont-elles vécu les enjeux et incidences liés à leur couverture médiatique durant la campagne électorale? Ces questions, parmi d’autres, ont été posées à des candidates et élues de 10 régions du Québec au cours d’entretiens menés par les chercheuses de cette nouvelle étude.

Au cours de la recherche menée en 2020, les candidates ont mis de l’avant le rôle des médias en politique municipale, la manière dont elles ont été représentées dans ceux-ci et l’effet que les médias a eu sur leur campagne électorale. Elles ont partagé leurs stratégies pour composer avec les enjeux de la couverture médiatique et les conséquences que celle-ci a eue autant sur leur vie professionnelle que privée. Le projet propose également des conseils et recommandations, notamment sous forme de capsules vidéos, destinées aux médias mais qui s’adressent tout autant aux instances municipales : ces deux acteurs clés ont sans ambiguïté leur rôle à jouer pour favoriser la pleine participation des femmes aux sphères de pouvoir et ainsi réduire les discriminations liées au genre qui y persistent.

La conclusion de l’étude laisse peu de place au doute : il existe toujours un « régime de genre » en politique municipale, régime qui se répercute nécessairement dans les représentations médiatiques des femmes candidates.

Des pistes de solutions à identifier en collaboration avec le milieu journalistiqueComplémentaires, les deux études dessinent un portrait de la couverture médiatique des politiciennes. Conséquemment sont proposées au milieu journalistique des recommandations basées sur les bons coups des médias en matière de représentations des femmes et sur les expériences des politiciennes, afin d’explorer ensemble les pistes de solutions trouvées pour un traitement neutre et égalitaire des femmes qui participent à la vie politique de leur communauté.

Le projet, financé par le Ministère fédéral des Femmes et de l’égalité des genres Canada, a ainsi déjà permis de produire différentes ressources et outils pour favoriser ce traitement neutre et égalitaire, dont le Guide des bonnes pratiques journalistiques et quatre capsules vidéo produites par la TCMFM. Le contenu des capsules s’inspire directement des pistes de solutions abordées au sein des études réalisées dans le cadre du projet. Il propose aux journalistes et aux responsables des communications de faire le « PARI d’une couverture neutre », accordant autant d’espaces médiatiques aux femmes qu’aux hommes, résistant à l’envie de faire des commentaires sur l’apparence, et en intégrant la lutte aux stéréotypes dans les communications. Par ailleurs, les enjeux abordés font écho aux témoignages des élues qui ont participé à l’étude présentée aujourd’hui.

* Chercheuses de l’UQAM : Stéphanie Panneton et Véronique Pronovost, respectivement doctorantes en communication et en sociologie, Caterine Bourassa-Dansereau et Caroline Bouchard, professeures au département de communication sociale et publique

Renseignements Eve-Marie Lampron, agente de développementService aux collectivités de l’UQAM, Protocole UQAM/Relais-femmeslampron.eve-marie@uqam.ca

 

–30 –

Source Julie Meunier, conseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMTél. : 514 895-0134meunier.julie@uqam.ca

mardi 15 septembre 2020
Un prix pour «Le design graphique, ça bouge!» : un livre produit pour l'exposition du Centre de design de l'UQAM

Le 14 septembre 2020  ̶̶  Le livre produit pour l’exposition éponyme du Centre de design reçoit un prix Applied Arts. Le livre Le design graphique, ça bouge!, produit pour accompagner l’exposition éponyme du Centre de design, a reçu un prix dans la catégorie Conception éditoriale de livre aux Applied Arts Design Awards 2020. Le magazine torontois Applied Arts, qui remet ces distinctions, est considéré comme le plus important en communication visuelle au Canada. Tenue en novembre dernier, l’exposition faisait partie des projets célébrant le 50e anniversaire de l’UQAM.

Signé par le professeur émérite de l’École de design Marc H. Choko, commissaire de l’exposition, le livre a été conçu par l’agence Paprika. Cette agence, récompensée pour plusieurs autres projets, a pour directeur de création le chargé de cours Louis Gagnon, qui a travaillé sur l’ouvrage avec Raymond Lanctôt (B.A. design graphique, 2016; B.Sc. biologie en apprentissage par problème, 2011) à la direction artistique et Cindy Boyce à la photographie.

À l’image de l’exposition qu’il accompagne, le livre dresse un panorama du design québécois en présentant des projets issus des différentes pratiques du design graphique, réalisés par plus de 50 agences parmi les plus en vue. Il est publié aux éditions Somme toute.

L’exposition Le design graphique, ça bouge! a aussi été présentée au Musée d’art de Rouyn-Noranda, jusqu’au 7 septembre avant d’être envoyée au Musée régional de Rimouski, où on pourra la voir en janvier 2021.

L'article a d'abord été publié dans Actualités UQAM le 24 août 2020.

-30-

SourceJulie MeunierConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMCell. :514 895-0134meunier.julie@uqam.ca

lundi 14 septembre 2020
Comment réussir la rentrée scolaire au primaire selon une spécialiste du rattrapage scolaire de l’UQAM

Rattrapage au primaire – Les meilleures spécialistes sont déjà dans les écoles, estime Catherine Turcotte.

Le 14 septembre 2020 – Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge (B.Ed. éducation au préscolaire et enseignement au primaire, 1996), a annoncé le 17 août dernier un investissement de 20 millions de dollars afin d’aider les élèves à rattraper leur retard. Cette mesure permettra d'ajouter l'équivalent de 350 professionnels dans les écoles et de mettre en place différentes mesures de soutien, notamment pour l'aide aux devoirs. «Ce sont de bonnes nouvelles en soi, mais est-ce que cela sera suffisant en l'état actuel du réseau scolaire?», se questionne Catherine Turcotte, professeure au Département d'éducation et formation spécialisées de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Avec quelque 400 écoles secondaires et 1700 écoles primaires au Québec, les partis d'opposition et de nombreux représentants syndicaux de l'enseignement ont eux aussi soulevé la question au cours des jours suivant cette annonce. En revanche, la plupart des acteurs concernés ont salué la décision du gouvernement d'alléger le processus des évaluations administratives habituellement requises afin de déterminer les codes de difficultés des élèves avec des troubles d'apprentissage.

Détecter les petits retards«Il faudra intervenir dès la rentrée auprès des nombreux élèves qui, sans avoir de troubles d'apprentissage, présenteront un petit retard dû au manque de stimulation lié au confinement, affirme Catherine Turcotte. On ne veut pas que ces retards prennent de l’ampleur et deviennent, avec le temps, des difficultés plus complexes à résoudre.»

Selon la spécialiste, l'ajout de professionnels venant de l’extérieur n’est pas nécessairement une solution pour venir en aide aux élèves ayant pris du retard ou perdu certains acquis. «Les enseignantes et les orthopédagogues déjà dans le milieu peuvent intervenir rapidement et efficacement, car elles connaissent les élèves, estime-t-elle. On ne peut pas se permettre d'attendre que des spécialistes parachutées d'une école à l'autre – ce qui, de toute façon, n’aurait pas de sens dans le contexte de la classe/bulle – apprennent à connaître les élèves, les évaluent, s’acclimatent à la culture de l’école et élaborent des plans d’intervention, alors que l’aide doit être apportée dès la première semaine.»

La meilleure solution, note Catherine Turcotte, serait de demander aux enseignantes et orthopédagogues qui le veulent de faire du temps supplémentaire et de les rémunérer en conséquence. «En français, par exemple, on peut facilement demander aux élèves d'écrire un court texte ou d'effectuer un exercice de lecture pour déceler les difficultés et les retards. On pourrait ensuite prévoir quelques séances après les heures de classe pour rattraper les notions manquantes auprès de petits groupes d’élèves.»

La professeure entend déjà les critiques fuser de toutes parts. «Certains ne manqueront pas de souligner que les enseignantes sont débordées et font des heures supplémentaires depuis des années et j'en suis consciente, dit-elle. Mais, justement, je propose que, cette fois-ci, on les rémunère pour le travail de planification et d'intervention qui pourrait être réalisé avec les élèves en dehors des heures de classe.» Plusieurs élèves, souligne-t-elle, demeurent à l’école de toute façon, au service de garde, en attendant leurs parents, tandis que d’autres fréquentent des cliniques d’aide privées après l’école.

En contexte de pénurieSelon Catherine Turcotte, le facteur qui pèse le plus sur la capacité du réseau à combler les retards scolaires des élèves n'est pas la bonne volonté des professionnels en poste. C’est plutôt la pénurie d'enseignantes, d'orthopédagogues et d'orthophonistes, qui s'est accentuée depuis l'an dernier, particulièrement dans la grande région de Montréal.

En raison de la COVID-19, plusieurs enseignantes en fin de carrière ont opté pour la retraite plutôt que de vivre une rentrée sous le signe des contraintes sanitaires. D'autres, à risque, ne retourneront pas dans leur classe et participeront plutôt à l'élaboration de cours à distance. «L'année scolaire débutera vraisemblablement sans enseignante titulaire dans plusieurs classes du primaire et on risque d'y parachuter du personnel non qualifié. Or, pour rattraper le retard scolaire, il faut évaluer adéquatement les élèves ayant besoin d'aide et, pour cela, il faut des enseignantes qualifiées possédant une bonne connaissance des matières et du programme», insiste la professeure.

Conjuguer travail et études ?Comme c'est le cas depuis plusieurs années, de nombreuses finissantes du bac en enseignement en adaptation scolaire et sociale ont été approchées pour un contrat dans les écoles, rapporte Catherine Turcotte. «Ceci soulève plusieurs enjeux : est-il mieux pour elles d’aller prêter mainforte au réseau sans avoir le temps et/ou la concentration optimale pour réussir les cours qu’il leur reste à faire ? Le risque qu’elles survolent trop rapidement certains contenus est réel, et cela pourrait les empêcher d’agir adéquatement auprès de leurs élèves… Espérons aussi que ce baptême du feu ne les découragera pas!»

Cet article a d'abord été publié par Pierre-Étienne Caza, le 24 août 2020, dans le portail de nouvelles Actualités UQAM, sous le titre «Rattrapage au primaire – Les meilleures spécialistes sont déjà dans les écoles, estime Catherine Turcotte.»

Consulter également tous les articles de la série COVID-19 : Les nouvelles sur la situation à l'Université entourant la COVID-19 et les analyses des experts sur la crise sont réunies dans cette série.

-30-

*La professeure Catherine Turcotte est disponible pour des entrevues.

Source : Rose-Aline LeBlanc, conseillère en relations de presse Division des relations avec la presse et événements spéciaux Service des communications Tél. : 514 987-3000, poste 2248 leblanc.rose-aline@uqam.ca twitter.com/RoseAlineLeBlan

 

lundi 14 septembre 2020
Retour en haut de page